5 conseils pour entrer au GIGN


Conseils / mercredi, décembre 20th, 2017

L’entrée au GIGN (Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale) est très difficile. La sélection est rude, les places sont chères. Pour maximiser ses chances, il est important de s’y préparer. Frédéric Gallois, commandant du GIGN entre 2002 et 2007, livre ses conseils.

  1. Devenir gendarme 

Pour entrer au GIGN, un élément est indispensable : devenir gendarme. « Sois en rentrant en école de sous-officier de la gendarmerie, sois en rentrant comme officier », résume Frédéric Gallois, qui a privilégié la seconde option. Une fois intégré à une unité de gendarmerie, « vous allez postuler pour passer les tests, qui se déroulent en général une fois par an ».
Entre 100 et 150 personnes participent ainsi à la première série de tests, qui dure une semaine. « Vous allez faire énormément de tests physiques et un peu de tests psychotechniques », détaille l’ex-commandant du GIGN. Un groupe de seulement 20 à 30 personnes sera gardé. Ces derniers passeront « une sélection un peu plus sévère, qui va durer 3 mois ». « On va véritablement pousser les candidats dans leurs limites, dans leurs retranchements physiques et psychologiques, de manière à s’assurer que vous soyez fait pour travailler dans ce service », note Frédéric Gallois.
Ceux qui réussissent ces tests vont alors faire un stage de formation, plus technique, qui dure 8 mois, avant d’intégrer une section opérationnelle du GIGN.

  1. Avoir les capacités physiques 

Pour intégrer le GIGN, il faut être très sportif. « Il faut s’entraîner sur de la longue distance, être endurant, être prêt à subir des tests très variés donc être très polyvalent », fait remarquer Frédéric Gallois.
Il est notamment important d’être bon en course à pied, avoir des compétences musculaires (pompes, abdos, tractions), savoir faire de l’escalade, bien nager et faire un sport de combat. « C’est un métier où vous allez être face à un adversaire, qu’il va falloir interpeller. Il ne faut pas être réticent à pratiquer un sport de combat, que ce soit la boxe, le judo ou autre, tout ce qui peut permettre de vous aguerrir face à l’autre ».

  1. Avoir un très bon mental

Le physique ne suffira pas pour intégrer le GIGN. « Comme tout gendarme, le gendarme du GIGN va parfois être engagé dans des configurations rustiques, dans des périodes compliquées, avec un environnement qui va être assez agressif. Il peut manquer de sommeil, intervenir de nuit après des nuits blanches, dans des configurations de froid ou de chaleur extrêmes », détaille Frédéric Gallois. Dans ces conditions, une personne qui a uniquement des capacités physiques ne va pas être très à l’aise.

« Un gendarme du GIGN, ce n’est pas une Formule 1. C’est plutôt un véhicule tout terrain, très polyvalent, rustique, très robuste, qui va être capable de travailler dans des configuration dégradées », note-t-il. Pendant le stage de sélection qui dure 3 mois, les candidats seront jugés sur leurs capacités mentales. « Vous allez être testés avec une forte pression : manque de sommeil, exercices de nuit en ayant pas beaucoup dormi, configurations de froid ou de chaleur… », résume Frédéric Gallois. Des tests qui vont permettre de détecter les individus qui sont mentalement très forts.

  1. Savoir travailler en équipe 

Être gendarme au GIGN demande de grandes capacités de travail en équipe. « Vous allez former une équipe, un peu comme une équipe de rugby. Vous allez être avec des équipiers, vous ne travaillez pas seul. C’est ce qui fait le plaisir de ces unités aussi, c’est que vous avez une fraternité et un collectif qui est très fort », note Frédéric Gallois.

  1. Aimer l’action 

Autre qualité à avoir : aimer l’action. Frédéric Gallois précise qu’il faut vibrer quand il se passe des événements qui touchent à la sécurité des citoyens. Se sentir concerné, et se dire « Je veux servir la Justice et l’intérêt des gens que je veux défendre ». « C’est ça le cœur du métier. Cette mission, qui est quand même une mission de service collectif, va vous amener à vous dépasser. Quand on est au service des autres, quelque part on s’oublie un peu », détaille l’ancien commandant du GIGN.
Être gendarme au GIGN entraîne des contraintes : vivre en régime d’alerte en permanence, dans une caserne, être capable de partir en opération à tout moment. Mais selon Frédéric Gallois, ce sont aussi des contreparties extraordinaires : « Vous partagez des choses avec des camarades qui sont de l’ordre de l’exceptionnel, vous créez une fraternité, vous créez des souvenirs et des émotions très fortes ».

Pour aller plus loin :
– Le site internet du GIGN

Yaëlle Reynaud – Maxime Le Goff – Fabien Chatelier – Valentin Chatelier

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